• Fortaleza

     

    FORTALEZA 2 jours  24 et 25/11/14

     

    Le trajet en bus d'Ubujara à Fortaleza ne dure « que » 7heures et on arrive en plein jour en retrouvant la chaleur.

    Le voyage en journée avait un grand intérêt , car on descendait de 850 mètres à 0 en traversant des montagnes de roches, et des plaines désertiques. Cela ressemblait parfois aux déserts américains vus dans les western car il y avait quelques vaches mortes toutes sèches les pattes en l'air le long de la route.

    la sécheresse devient grave un grave problème au brésil si l'on en croit les journaux télévisés, dans la région de Sao Paulo l'eau vient d’être rationnée et les gens achètent de l'eau potable par citerne entière.

    A Ubajara l’étape précédente l'eau était également rationnée par priorité. Dans une ferme visitée les vaches donnaient très peu de lait et il fallait quand même nourrir les veaux , l’éleveur était dépité.

    Il faudrait 3 ans de pluies normales pour reconstituer le stock d'eau des grandes villes, mais ce n'est pas dans les prévisions .

    Des cerveaux ont imaginé depuis longtemps détourner l'eau de grands fleuves pour l'acheminer vers les lieux les plus habités ou plus cultivés . En plus d'un désastre écologique, humain et économique, certains disent que c'est impossible à réaliser car un fleuve ça ne se fabrique pas ,au bout d'un moment celui ci se boucherait naturellement .Les travaux sont pourtant en cours en cours.

    En tout cas de notre bus en traversant le Céara l’état le plus chaud du Brésil on confirme bien que les rivières sont sèches et que tout est brûlé par la chaleur. L’état du Céara est aussi l’état des plus belles plages du Brésil ( carte postale) cela fait oublier la sécheresse.

     

    On avait contacté par mail une auberge de jeunesse à Fortaleza pour une chambre. En arrivant on prend un directement un taxi pour nous y rendre ,car pour se déplacer en bus dans une ville de 2 400 000 habitants il faut une formation préalables.

    Le taxi nous dépose devant l'auberge on sonne , c'est une dame âgée de type nordique qui vient nous ouvrir en parlant en anglais. C'est déplaisant surtout qu'on parle portugais. L'endroit bien que vanter très cool par les guides n'a rien de cool et on voit bien qu'il n'est pas tenu par des brésiliens. Un signe ne trompe pas : pas d'attaches pour hamac dans les chambres, ici toutes les chambres que l'on a loué possédaient une attache pour hamac, ici non. Puis le fait d'avoir installé des caméras partout , entrées des toilettes, cuisine , couloir , jardin etc c'est pas très cool. Il faut dire à la dame que des télés réalité ont été inventées depuis quelques temps ça pourrait l’intéresser.

    Le quartier est très proche des points touristiques de Fortaleza, c'est pratique et vite fait car il n'y presque rien, un petit planétarium, un centre expo artistique, une cathédrale et des zone de vente de produit artisanaux , une ou deux plages. Curieusement c'est la « catedral métropolitana de Fortaleza » qui attira le plus notre attention car l'architecture (construite entre 1939 et 1978) était plus moderne qu'en Europe et puis ça changeait de tout les lieux de culte évangélique appelés « assembleia de deus » que l'on voit partout. Dans des petites villes il peut y en avoir 10 et c'est souvent plein et animé lors des « orations ».

    La ville est réputée pour les sorties nocturnes dans les bars et les boites de nuit, mais ce n'est plus de notre age.

    Les plages auraient pu être agréables pour éviter la chaleur,mais il faut déjà pouvoir rentrer dans l'eau, les vagues énormes empêchent toute tentative. Il y a souvent des noyades, surtout lors de baignade à marée descendante. On nous avait bien mis en garde.

    En fait la plage sert à faire du sport la nuit , quand le jour tombe une marée humaine descend sur le bord de mer et pratique toute sorte de sport, footing , patin skate, gym, shlake, foot... En revanche pour se balader tranquillement l'endroit n'est pas très conseillé en raison des risques de collision avec un des sportif.

    Ces personnes sont des habitants des grattes-ciels qui bordent la plage ou des touristes qui logent dans les hôtels qui bordent la plage. Ils sortent sans danger car il n'ont rien sur eux pour courir, que le strict nécessaire bien entendu.

    La semaine dernière un belge en vacances , qui ne faisait pas de sport , s'est fait détrousser en plein jour sur cette plage. Cela incite à s’entraîner, pour courir vite !

    On a bien senti en arrivant que la ville n’était pas sûre , même si on a pas encore eu de problème ( on croise les doigts) cela se sent. Dans l'auberge on a rencontré un sao paulista qui était en vacances à fortaleza pour le changer de la violence de Sao Paulo ...

    Quand même une alerte, on rentrait de la plage des sportifs, il faisait déjà nuit ( il fait nuit à 18h00) dans une rue toute éclairée, mais peu fréquentée une opel corsa a freiné brusquement à notre hauteur en descendant la vitre. Le passager a commencé à nous demander un renseignement , on était prêt a courir mais on vu que c’était des policiers militaires qui étaient perdus. Heureusement qu'ils avaient leur gilets pare balles et l'insigne sinon on détalait comme des lapins. Avec tous ce qu'on entend sur la violence au Brésil on deviendrait parano. On pense que les brésiliens le sont, peut être avec excès en voyant les barbelés électriques autour des maisons , les vigiles armés devant certains commerces, les miradors devant les immeubles etc

    La chose la plus intéressante que l'on aura vu à Fortaleza c'est le commerce de tissus et de vêtements Il y a des rues entièrement vouées à ces commerces, des entrepôts, des sous sol, qui abritent des centaines de petits box dans lesquels sont exposés des vêtements à des prix incroyable pour nous. Les produits vendus sont made in Brazil. La vente de produits artisanaux est tout aussi présente et gigantesque avec des centres commerciaux à étages et sous sol.

    Par contre il nous a été impossible d'acheter à manger pour cuisiner, aucun marché, épicerie ou centre commerciale à la ronde . Il doit exister ici un quartier spécial pour la nourriture comme pour la santè , le textile, l'artisanat …

    On a donc eu l'occasion de goûter la carne do sol ( la viande du soleil) dans un restaurant . C'est simplement une viande salée et séchée au soleil , on la cuisine comme de la morue en la faisant dessalée. A retenter car on a trouver ça moyennement bon.

    Il est temps pour nous de quitter cette ville sans dire au revoir à l'apprentie cinéaste.Cette fois ci on repart en bus de ville mais en étant épaulé par une sympathique passagère qui nous indique quel bus prendre et où descendre pour aller à la gare routière.

    Il n’empêche qu'on a failli rater l’arrêt car on arrivait pas à se frayer en chemin entre les passagers, sans leur aide pour retarder le départ du bus on restait à Fortaleza un jour de plus.

    Suite du voyage, on va passer de 2 400 000 à 2400 habitants en nous rendant dans un village de pécheurs en direction du sud à Redonda à coté d'Icapui.

     

    traversée du Ceara 1

    traversée du Ceara 2

    traversée du Ceara 3

    traversée du Ceara 4

    traversée du Ceara 5

    Fortaleza vue à partir du centre artistique Dragao do Mar

    des bars colorés dans le quartier du  Dragao do Mar

    encore le centre Dragao do Mar

    la catédral métropolitana de Fortaleza

    centre commercial uniquement artisanal

    un détail du quartier tissus et vètements

    cuir et moustache

    Fortaleza la nuit vue du pont  des anglais

    une rue au hasard

     

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    Mercredi 3 Décembre 2014 à 18:31

    Merci pour ce petit moment d'évasion au gré de tes photos très dépaysante. Beau blog, Bravo !

    A+

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