BELEM 1 semaine
La voyage en bateau entre Santana et Bélem fut un véritable cauchemar. On a embarqué à 10h00 dimanche 02/11 qui est férie ici pour une traversée de 25h. Le bateau prévu était indisponible alors on s'est installé dans un vieux rafiots . Le bateau était en mauvaise état mais pas les haut parleurs qui ont craché du bruit toute la journée et toute la nuit . La musique s'est arrêtée vers 4h00 quand la poignée de clients complètement imbibés s'est couchée ( tout prés de nous ). Ce manège ne semblait pas déranger le commandant qui passait régulièrement sur le pont pour voir si la buvette avait du succès.
Le lendemain avec près de 5 heures de retard on arrive enfin à Bélem.
De loin on voit des gratte ciels qui se détachent à l'horizon. C'est la première grosse ville que l'on voit depuis longtemps ça fait bizarre.
Enfin on débarque , mais pas à l'endroit prévu pour les gros bateaux , c'est dans un petit port éloigné du centre ville que l'on arrive. Bref, après avoir retracé l’itinéraire avec un plan on se met en marche vers l’hôtel Amazonia ( le moins cher du centre ville).
Belem est une grande ville 1 400 000 hab et durant notre séjours on ne sera resté que près du centre et fait quelques visites. Il aurait fallu plus qu'une semaine pour en faire le tour.
La ville est réputée très violente par les média et des personnes rencontrées dans le bateau , alors on décide de ne pas s'aventurer la nuit dans les rues et marcher séparés.
Durant le séjour dans cette ville on ne s'est pas senti en insécurité, même moins que chez nous . En revanche les habitants des quartiers pauvres sont menacés par les criminelles locaux , les enquêtes n'aboutissent pas, car les témoins se font discrets . C'est en tous cas ce que relate la presse écrite de Bélem. La semaine de notre arrivée il y a eu plusieurs homicides et même une vague de panique provoquée par les réseaux sociaux.On a eu par contre un grand sentiment de gêne par rapport à tous les SDF croisés dans la rue .
Cela ne nous a pas empêché pas de visiter la ville, entre autre le marché de Ver O Peso qui vaut le détour pour faire le plein de fruits , manger des spécialités amazoniennes et boire des jus de toutes sortes.
Le jardin botanique Rodrigo Alves est lui un havre de paix en plein milieu de la ville, un morceau de forêt très bien mis en valeur et aménagé pour les visites.
On au aussi visité le zoobotanico avec une superbe exposition sur la tribu des indiens Ka Apor . Les animaux exposés en cage nous ont un peu attristé , surtout de voir des jaguars tournés en rond dans une cage en fer alors qu'à quelques kilomètres c'est la jungle. On se demande quel est l’intérêt d’emprisonner ces bêtes pour les rendre dingues.
Avant de repartir on est allé passer le dimanche sur une des 55 îles ou îlots qui sont en face de la ville. On avait besoin d'un peu de fraîcheur. Sur Cotijuba il n'y a pas de voiture , que des motos des tracteurs et des ânes , mais ça suffit pour se déplacer.
La plage faisait plus penser à une plage de l'Atlantique qu'a une plage fluviale , les vagues étaient énormes. C'est du à la proximité de l’océan qui se trouve seulement à un centaine de kilomètres , ici l'Amazone fait environ 40 km d'un coté à l'autre. En tous cas la baignade était bonne avec une eau chaude comme jamais et une ambiance reggae que l'on retrouvera à Sao Luis , lors de la prochaine étape.
Le lendemain à 19h00 on a pris un bus de nuit pour aller à Sao luis.