• Macéio . Riacho Doce

     

    Riacho Doce du 09/12/14 au 15/12/14

     

    De Joao Pessoa nous prenons un bus pour la ville de Maceio ( 1 000 000 habs) ou plutôt la gare routière de Maceio car la destination finale est Riacho Doce. C'est un petit village qui possède une pousada compatible avec notre budget et notre feeling.

     

    Les sites internet de réservation nous auront été bien utiles pour finaliser les destinations et lieux d’hébergement, jusqu'au départ, car tout commence à être complet dans cette zone tant convoitée par les touristes brésiliens, beaucoup viennent de Sao Paulo.

    L’inconvénient c'est que l'aventure qui fait le charme de ce voyage laisse maintenant place à une espèce de sécurité et de routine.

    Le bus part à 9h30, on voyage donc de jour un avantage pour les touristes que nous sommes.Nous traversons deux états le Pernanbuco et l'Alagoas. Le Pernanbuco ressemble à un énorme champs de cannes à sucre, c'est en tout cas ce que l'on voit de la route. Les plantations sont partout, sur les plaines, les collines même sur le bord de la route. Le deuxième état est un peu différent, c'est très vert aussi mais se sont des pâturages avec du bétail et des cultures traditionnelles. Ces paysages sont très beaux avec cette verdure abondante et les petits cours d'eau, cela nous change du semi désert traversé dans le Céara.

    Peu après le départ nous passons à coté de Récife la capitale du pernanbuco. La ville est réputée très dangereuse, heureusement on ne fait que passer . Si on écoute les Brésiliens toutes les villes sont très dangereuses , le taux d'homicide qui est un des plus élevé au monde leur donne raison. Les principales causes, connues par tous, sont la drogue, l'alcool, la corruption,le décalage vertigineux entre les très riches et les très pauvres…

    Un des grand dangers ici c'est aussi la route avec prés de 40 000 victimes chaque année. Pourtant il suffirait de mettre toujours sa ceinture, de toujours porter un casque, de respecter le code un minimum pour faire baisser le chiffre. Le résultat immédiat c'est que pour assurer une voiture ou un deux roues cela revient très cher beaucoup de véhicules ne sont pas assurés, surtout les deux roues.

    Nous arrivons à Maceio en milieu d’après midi, le jour tombe dans deux heures nous craignons d’arriver à la pousada la nuit.

    En fait à notre grande surprise, car c'est du jamais vu au Brésil ,à Maceio il existe deux points d'information avec du personnel compétent. Le premier pour les touristes , l'autre pour les informations générales. Nous avons donc eu largement le temps d'acheter les billets pour la prochaine destination et nous rendre au point précis d'embarquement pour Riacho Doce.

    Moins d'une heure plus tard nous arrivons à la pousada qui est tenu par un italien qui parle français. On nous installe dans une chambre qui donne directement sur la plage , c'est la deuxième bonne surprise du jour . L'endroit est paradisiaque on a une petite terrasse avec hamac tout prés du bar et des parasols avec vue sur l'océan bleu vert. Les 6 jours passeront très vite et on a l'impression de ne rien avoir fait de spécial, comme si on était anesthésié par le lieu. En effet on profite de l'eau tiède, des piscines naturelles à marée base, de la vue etc

    En dehors de la pousada Riacho doce ne dispose que d'un restaurant italien , une supérette et quelques commerces. Le village est traversé par une route très fréquentée car elle longe le bord de mer sur plus de 100 kms. Sur la place du village on a pu enfin goûter le «caldo de cana», c'est de la canne à sucre pressée et bue dans la foulée avec des glaçons. C'est sucré mais pas trop avec un parfum de verdure , c'est moins désaltérant que l'eau de coco mais c'est trés bon. Nous avons aussi découvert un plat à base de purée de manioc avec des crevettes, c'est le «escondidinho».

    Le revers de la médaille c'est la saleté à certains endroits prés de la plage , les ordures et surtout le plastique laissé à l’abandon. Ici quand on fait les courses la caissière encaisse et une autre personne range les achats dans des sacs plastiques sans mélanger les produit alimentaires avec le reste. Si on achète un ananas et un savon c'est deux sacs plastiques.

    Aujourd'hui vendredi on part faire une excursion en bateau histoire de nous déverrouiller un peu. Un taxi passe nous chercher le matin , on traverse Maceao par le bord de mer pour aller jusqu’à  l'embarcadère. Il se trouve que Maceio malgré son million d'habitant semble assez agréable car pas oppressante. On regrette de ne pas avoir pris un bus dans la semaine pour la visiter.

    Le petit tour en bateau pour voir les neufs îles de la lagune de Maceio est un petit piège à touriste car cela n'a rien d'extraordinaire, pas de rapport avec les photos vues dans le prospectus. Peut être n'avons nous pas compris toutes les explications du pilote,animateur,dj qui était à la barre? En tous cas on cherche encore les neufs îles. On apprend quand même que des huîtres sont accrochées aux palétuviers de la mangrove. Apparemment les touristes brésiliens apprécient.Un détail nous a surpris c'est le nombre de personne qui possèdent un appareil dentaire, c'est curieux tous les ages sont concernés. On ne pouvait pas rater ce détail car ils l'exhibent fièrement quand il posent pour les photos souvenirs. Ce marché doit rapporter pas mal d’argent car on voit des pubs de partout. Énervant, ce décalage entre une partie de la population qui ne peux pas se soigner et l'autre qui corrige dent pas bien alignée.

    De retour à la pousada on se boit une caïpirinha à base de goyave pour nous remettre de cette ballade!

    Voila c'en est fini pour la cote Nordeste du Brésil à moins qu'on se fasse une plage à Salvador de Bahia. Le littoral est impressionnant jamais vue de plages aussi belles et encore on a pas vu les plus exotiques car elles ne sont accessibles qu'en voiture ou buggy. Demain on voyage de nuit pour Salvador, juste de le temps de connaître le gare routière et partir au petit matin pour la Chapada Diamantina un parc naturel en montagne.

    champs de canne à sucre

     

     

     

    colline verdoyante dans l'Alagoas

    Riacho Doce lever de soleil

    Riacho Doce

    Riacho Doce vue de la chambre

    un bar à Maceio

    Macéio la croisière ne s'amuse pas

    Macéio une escale dans la lagune

    Macéio langue de sable entre la lagune et l'océan

    Macéio des huitres sauvages dans la mangrove

    Macéio aux heures de pointes

    Macéio, tapis rouge pour l'embarquement

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 19 Décembre 2014 à 16:17

    Cela fait maintenant 3 semaines que je suis en France et Miseung est reparti en Corée. Je puis vous dire qu'il fait un temps de merde.... et le pays l'est aussi.... Prenez un max de soleil et de baignade car ce n'est pas en France que l'on peut le trouver. A+ et bonne continuation.

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